Le temps passe beaucoup trop vite.
j'aimerais pouvoir le prendre entre mes doigts comme une minuscule graine sur le plancher de la cuisine puis l'avaler.
J'imagine que si je l'avais en moi je pourrais peut-être le contrôler un peu plus et ne pas trébucher sur lui à chaque jour.
Non?
8/3/08 07:19 pm - Peur.
L'autre jour alors que je marchais dans la rue un homme d'une cinquantaine d'années m'a dit bonjour.
Parce que je suis une personne gentille je lui ai répondue par un léger signe de tête puis alors que je continuais de marcher il m'a dit que j'étais belle.
Je ne me suis pas retournée.
Plus loin deux gars d'une vingtaine d'années ont commençés à me siffler et à dire des trucs qui à mes oreilles du moins sonnaient comme des obscénités.
Des trucs qui auraient sûrement plus leur place dans un magazine porno que sur le bord d'un trottoir.
Là encore je ne me suis pas retournée. J'ai continuée à marcher jusqu'à mon bus.
Étrangement j'étais à la fois profondément flattée et dégoûtée.
Une fois dans le bus je ne pensais qu'à ça.
C'était comme si ces paroles triple x s'étaient gravées aux cellules de mon cerveau et ce pour y rester.
Parfois j'ai peur pour ma vie.
C'est grave docteur?
8/3/08 07:16 pm - Cris.
Parfois je voudrais me mettre à crier et ne jamais arrêter.
Alors j'écris, parce c'est l'alternative la plus proche.

Magnifique.
Tout simplement magnifique.
Et juste assez grunge.
8/3/08 03:46 pm - Charles.
Charles?
Charles c'était ce garçon pour qui je craquais à l'époque du secondaire (oui oui, cette même époque où j'étais traîtée comme de la merde et où je faisait parti du très sélect groupe des "freaks").
C'était la coqueluche de l'école, le mec pour qui toutes les filles en pinçait et le mec à qui voulait ressembler tous les autres garçons question que toutes les filles en pinçe pour eux.
C'était un sportif (comme le veut la tradition en ce qui concerne les coqueluches masculines).
Quand je le voyais, j'avais soit envie de mourrir sur le champ ou bien alors de me jeter à son cou et de l'embrasser. Comme dans les films.
En fait tout ce que je faisais quand je le voyais au détour d'un corridor c'est de baisser la tête et de continuer à marcher l'air de rien.
À l'époque je ne portais que d'informes habits de coton-ouaté.
Je n'étais pas vraiment la défintion du mot "sexy" et encore moins du mot "baisable".
J'étais juste là, un point c'est tout. J'étais là, et c'était déjà beaucoup.
À me construire et me déconstruire.
j'ai appris il y a quelques mois que Charles était encore en vie (aux dernières nouvelles du moins) et qu'il était encore plus mignon.
Il a une copine, ce qui ne m'étonne pas.
Il travaille dans une boutique d'équipements sportifs.
Probablement qu'il fera un super papa.
Probablement que son mariage sera le plus magique des mariages. le genre de mariage qu'il y a dans les films.
parfait.
J'adooore cette fille.
Et je meurre d'envie d'aller m'acheter son bouquin "dear diary".
Si seulement j'avais de l'argent.
Si seulement j'avais un petit ami (ça n'a rien à voir mais je devais l'écrire question d'apaiser ma souffrance).
