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Coco

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8/7/08 07:53 pm - Travailler.

Je commençe à travailler ce lundi.
Une partie de moi sait qu'elle doit y aller sans broncher et faire ce qu'on lui demandras de faire alors que l'autre aimerait bien faire ses bagages et partir au large comme une vieille star désabusée qui veut refaire sa vie ailleurs, ailleurs qu'ici et maintenant. 
Là tout de suite je crois que j'ai trop bu de café alors j'ai mal au coeur.
Sinon rien d'autre à signaler.
C'est mon anniversaire demain.
25 ans. une vieille croûte déjà. Eh oui.

ps-Ece que c'est juste moi ou les titres que je donne à mes entrées sont d'un simpliste impossible?
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8/5/08 05:10 pm - Danger.

Je suis une Loreena Bobbit nouveau genre
Une menaçe maquillée en poupée
Qui feras de ton coeur qu'une bouchée
Un ridicule petit hors-d'oeuvre
Rapidement avalé

8/4/08 10:18 pm - Ennui.

Il est 22h18 et je m'ennuie pour mourir.
Si j'en avais le temps et le désir je pourrais élever l'ennui au rang d'art.
Après ça, même les jolies boîtes de conserves d'Andy Warhol auraient l'air de bien des choses mais certainement pas de choses ennuyantes.
Je pourrais m'inscrire à l'université (ce que je ne ferais pas) et écrire une thèse révolutionnaire sur l'ennuie comme source d'inspiration.
Je porterais un petit bérêt à la Yoko Ono et d'immenses lunettes à montures noire (les immenses lunettes à montures noire ajoute toujours une touche d'intéllectualité à la personne qui les portes même si cette personne est une bimbo siliconnée qui ne sait même pas ce qu'est un roman harlequin).
Probablement que lors d'une pathétique soirée de recherche à la bibiothèque sur les effets de l'ennui sur la création je rencontrerais ce qu'il serait possible de nommer " l'homme de ma vie", soit un marginal tout mimi moitié punk moitié poète maudit moitié hipster qui se croît meilleur et plus cool que tout le monde sur cette terre maudite parce qu'il écoute le band indie que PERSONNE ne connaît (pas même les autres hipsters) et qu'il ne s'est pas lavé depuis la première fois qu'il a découvert que sa main droite ne sert pas qu'à écrire des mots cochons aux filles de sa classe ou à répondre aux conneries qui sont écrites sur les murs des toilettes publiques.
Lui et moi nous serions comme une sorte de "Kurt et Courtney" mais en moins trash.
Nous mangerions des mets chinois de mauvaises qualités en écoutant du cinéma d'avant-garde et ce tout en pratiquant le cri primal question de garder contact avec notre "moi" profond et libéré des contraintes du monde moderne.
J'imagine que nous passerions de longues heures à faire l'amour au travers des draps en désordes avec comme trame de fond un groupe comme pink floyd ou un groupe comme radiohead.
Quelque chose de planant qui nous donnerait l'impréssion d'avoir pris quelque chose sans vraiment avoir pris quelque chose.
Puis comme ça, sur un coup de tête, nous nous séparerions et ce tout en cris et en larmes, préférablement devant un publique conquis.
Je quitterais l'université avec un goût amer dans la bouche, le même que quand nous nous mordons la langue et sentons le goût métallique du sang dans notre bouche.
Je me mettrais à écrire de l'auto fiction hyper auto-dérisoire sur un site comme livejournal.
Je ne porterais que du vernis à ongle noir.
Je trouverais la pluie triste, ainsi que la plupart des comédies qui passeraient à la télévision.

ps-Je n'ai rien contre les hipsters parce que je suis moi-même une sorte de hipster, quoique je déteste (lire "elles me font chier particulièrement") les catégories et les limitations.
Il m'arrive même de boire de la bière "blue ribbon".

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8/3/08 09:25 pm - Le temps.

Le temps passe beaucoup trop vite.
j'aimerais pouvoir le prendre entre mes doigts comme une minuscule graine sur le plancher de la cuisine puis l'avaler.
J'imagine que si je l'avais en moi je pourrais peut-être le contrôler un peu plus et ne pas trébucher sur lui à chaque jour.
Non?

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8/3/08 07:19 pm - Peur.

L'autre jour alors que je marchais dans la rue un homme d'une cinquantaine d'années m'a dit bonjour. 
Parce que je suis une personne gentille je lui ai répondue par un léger signe de tête puis alors que je continuais de marcher il m'a dit que j'étais belle.
Je ne me suis pas retournée.

Plus loin deux gars d'une vingtaine d'années ont commençés à me siffler et à dire des trucs qui à mes oreilles du moins sonnaient comme des obscénités.
Des trucs qui auraient sûrement plus leur place dans un magazine porno que sur le bord d'un trottoir.
Là encore je ne me suis pas retournée. J'ai continuée à marcher jusqu'à mon bus. 
Étrangement j'étais à la fois profondément flattée et dégoûtée.
Une fois dans le bus je ne pensais qu'à ça.
C'était comme si ces paroles triple x s'étaient gravées aux cellules de mon cerveau et ce pour y rester.

Parfois j'ai peur pour ma vie.
C'est grave docteur?
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8/3/08 07:16 pm - Cris.

Parfois je voudrais me mettre à crier et ne jamais arrêter.
Alors j'écris, parce c'est l'alternative la plus proche.

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8/3/08 06:26 pm - Chloe Sevigny pour opening ceremony 2.

2.jpg picture by lavatari

Magnifique.
Tout simplement magnifique.
Et juste assez grunge.
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8/3/08 05:14 pm - Garçons androgynes.

 

WOW.
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8/3/08 03:46 pm - Charles.

Charles?
Charles c'était ce garçon pour qui je craquais à l'époque du secondaire (oui oui, cette même époque où j'étais traîtée comme de la merde et où je faisait parti du très sélect groupe des "freaks").
C'était la coqueluche de l'école, le mec pour qui toutes les filles en pinçait et le mec à qui voulait ressembler tous les autres garçons question que toutes les filles en pinçe pour eux.
C'était un sportif (comme le veut la tradition en ce qui concerne les coqueluches masculines). 
Quand je le voyais, j'avais soit envie de mourrir sur le champ ou bien alors de me jeter à son cou et de l'embrasser. Comme dans les films. 
En fait tout ce que je faisais quand je le voyais au détour d'un corridor c'est de baisser la tête et de continuer à marcher l'air de rien. 
À l'époque je ne portais que d'informes habits de coton-ouaté.
Je n'étais pas vraiment la défintion du mot "sexy" et encore moins du mot "baisable".
J'étais juste là, un point c'est tout. J'étais là, et c'était déjà beaucoup.
À me construire et me déconstruire.

j'ai appris il y a quelques mois que Charles était encore en vie (aux dernières nouvelles du moins) et qu'il était encore plus mignon. 
Il a une copine, ce qui ne m'étonne pas.
Il travaille dans une boutique d'équipements sportifs.
Probablement qu'il fera un super papa.
Probablement que son mariage sera le plus magique des mariages. le genre de mariage qu'il y a dans les films.
parfait. 
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8/3/08 03:35 pm - Lesley Arfin.

J'adooore cette fille.
Et je meurre d'envie d'aller m'acheter son bouquin "dear diary".
Si seulement j'avais de l'argent.
Si seulement j'avais un petit ami (ça n'a rien à voir mais je devais l'écrire question d'apaiser ma souffrance).



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8/3/08 03:24 pm - Trans sexy.

Un article sur Josephine Wilson paru dans le magazine "diva".
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she’s a woman with a penis and a lesbian girlfriend. Erica Roberts talks to femme transwoman josephine about love and sex.

"I didn’t expect to meet someone at all, ever. I had that feeling from a very young age. It all came to a crux when I started to transition – when I stopped pretending to be a boy. But I’m madly in love with my girlfriend, Sophia. She’s gorgeous. And I’m having the best sex in my life".

Josephine Wilson is a 29-year-old femme MtF. She’s non-operative – at the moment – and feels no desire to undergo surgery or take hormones. Wilson who lives in London has been with 28-year-old Sofia, for the past 18 months.
Josephine sighs happily. She reflects. ‘A lot of that is because I’m in the best emotional and personal place I’ve ever been. I feel confident with who I am, grounded in my own sense of self, but not limited by who I’m supposed to be. It feels amazing.’

But it’s been a long road to this place of happiness and great sex. She was 21 when she started being open about being transsexual and at the time was in her first adult relationship, with a bio woman. ‘It was difficult. She could only accept my trans-ness to a point. She wanted me to be a man; a male-to-female cross-dresser.

gamesman

‘She and I were very open, sexually. We tried a lot of different things, but there were certain masculine things she expected from me that I never understood. As long as we kept in a male/ female model, we could play, but I wasn’t happy with the underlying assumptions. I was so confused about my gender that it was hard to have sex. In that way, heterosexual sex was very odd. But we never got to the stage where I said, “I’m not a man”.’

The relationship ended, and Josephine went through a five-year period when she had no sex at all. ‘I masturbated constantly – subconsciously, I chose not to have sex. Consciously, I just thought, “No-one wants to have sex with me”.

Josephine’s situation is not uncommon. She explains, if you have questions about trans sex, it’s very difficult to know where to go to find the answers.
‘There’s no information about how to have sex, now that you’re this new person; or maybe rather now that you’ve become the person you always knew you were. There’s such a lack of knowledge about the subject, no resources that you can look up. There’s a lot of support and information about gender identity change, about legal things – and a lot of social assistance for that. But how do you meet people? How do you have sex? How do you flirt? It’s often as basic as that.’

So it came as no surprise when, last year, Josephine found herself looking out over rows of eager faces, an audience hungry to hear about trans sex and sexuality. She was on a discussion panel in Stockholm’s Pride festival, which drew an audience of over 200 trans and non-trans people.

her body, her self

After her self-imposed period of abstinence she says she had ‘a great deal of trouble’ figuring out who she was.
Josephine (who is studying for a PhD in gender studies) tried to make sense of her body, her self. ‘I fantasised that I had a different body. I tried to work out how to wed my body to my sexual gender ID. I was female-identified with a traditionally non-female body. I had to work out how to adjust my thinking.’

Another part of the struggle was trying to figure out who her potential sexual partners might be. ‘It was a conundrum. I thought lesbians wouldn’t be interested in me because I was a woman who looked a bit like a man. I thought straight women wouldn’t be interested because in their eyes, I was a man who looked like a woman. Gay men thought I looked like a woman, and straight men certainly wouldn’t be attracted to me. I thought only bisexuals would be interested in trans people. Actually, I just felt sexually repellent to other people. I thought, “I’ve had the one relationship I’m ever going to have”. I was very sad about it.’

But as Josephine’s self-acceptance deepened, things started to change. ‘I realised that if I knew I was a woman, other people would see it that way too. People are attracted to people. We give names to different ways of being, but ultimately we’re attracted to the person.’
Some awkward dating followed – Josephine was hotly pursued by several non-trans women and ran scared. ‘If someone was attracted to me, I was suspicious. Were they attracted to me, or to a fetish I represented?’

She recalls her thoughts about one woman’s pursuit of her: ‘I didn’t know what to do. I wondered what she’d think of me, who she’d think I was. Would she change her opinion of me when I had my clothes off?’
Josephine met a non-trans woman, an occasional drag king. Inhibitions were thrown to the wind when they got ‘monstrously drunk’ at a party, shared the same bed, and had sex the next day. ‘It was a very difficult experience. I freaked out. I can’t believe she stuck it out.’

Another time, Josephine had sex with a very good friend – again, a non-trans woman. ‘She was very confused about who I was. She reacted badly to it. She said, “I don’t know if I see you as a woman any more”. It was utterly disastrous, and I was nervous after that. It’s funny – it’s like it’s a step too far for most people, to see me for me sexually. But they saw me as female-gendered, no problem.’

Josephine started learning to have sex in a relationship that lasted a year. ‘There were some wonderful moments; and other times it was difficult to learn to have a body that wasn’t how you’d presume a female body to be. But that girlfriend of mine started a process for me. She showed me that someone could be genuinely attracted to me as a woman, with this body – and that I could enjoy sex that way. It was a real revelation to me!

part of my body happens to be dildo-shaped

‘Then I got involved with places like Club Wotever – that was my first real trans community. It was a crowd that was a true mixture of people – trans males and females, lesbian-identified non-trans people, straight and gay people. No-one seemed to mind that I was different – I was celebrated.’

She rediscovered BDSM and began a period of sexual experimentation. ‘I found that people could be attracted to me, and I developed a bit of a reputation – not one I’m unhappy about. I reverted to the hormonal teenage years that I’d never had.’

She laughs; ‘I quickly realised that acting that way wasn’t for me. It was nice, but it taught me that you have to be picky even if you’re a raging slut. There are still difficulties in our community with people understanding transsexuality. It’s more open, but people are still learning. They might be curious about trans people or don’t know how to interact – sometimes that can be quite hurtful if you’re a trans person.’

When it comes to being seduced, Josephine likes the open, honest approach. ‘I’m not good with the gamesmanship, if you will, of courting and relationships. I never learnt it. That’s not necessarily a bad thing, though. A lot of people have to unlearn things that aren’t helpful when they become lesbian, bisexual, gay and trans. I never picked up bad habits, so I love honesty, confidence, respect and openness.’ She giggles; ‘Even raging tops can do friendly and sweet – as long as they get to be evil later.’

Both Josephine and her Stockholm-based girlfriend Sofia engage in non-sexual BDSM play with others, but they’re monogamous with each other in sex and love. And they’re having a very hot time with each other.
‘Let me tell you a story that’ll explain that. When I first met Sofia, we started talking about things. We agreed that neither of us did penetration. Previously, I’d not had very good experiences with it – people freaking out on me. I’d learnt that there are lots of other ways to have sex.

‘One day, we were lying around, and she said, “Shall we try it?” We did – I penetrated her. It was very weird for me. She’d always had very bad pain from being penetrated; and for me the whole gender issue had been uncomfortable. I presumed she’d freak out.
‘But it was wonderful; and it didn’t change how Sofia saw me afterwards. We both enjoyed it. I was shocked it had gone so well – it was a revelation for both of us.

‘Now, I just think, “Part of my body happens to be dildo-shaped, and I can’t remove it. Why not use it?” We’ve learned to enjoy this other form of sexuality together. We’d happened on something that so many people think of as “normal” sex. But it’s kinky and cool to us.
‘It broke down barriers as to what else we could try. She penetrated me with a dildo; we tried the Hitachi Magic Wand. It was lovely. I learned to come three different ways!

‘It’s amazing to open up the possibilities of what you can do. Sex is much more full, exciting and wonderful now. There’s a lack of fear because we accept each other, and we can talk about it.
‘I said to her, “I’m afraid you’ll see me some other way”. One day, she was stroking my body, and she said, “I love your muscles. Is it OK to say I like the things that are considered masculine? I wouldn’t call them masculine”.
‘I said, “If you enjoy it, I’m flattered and happy”. It’s so beautiful to be attractive to the person you love.’

Josephine says it’s rare to meet open trans women in the lesbian community. ‘It’s a shame. I’ve had discrimination. On the positive side, that’s changing – it’s certainly changed over the last couple years. It’s got a lot better very rapidly. Door policies and membership policies haven’t always been so good, and they certainly aren’t like that everywhere yet.
‘But it feels good to be able to claim the ID of “lesbian”, even if some people feel I shouldn’t or can’t. By inhabiting it myself, I change the ID. We don’t have to have rigid boundaries.

‘IDs are useful tools but they shouldn’t stop us. A lot of strife comes from people trying to define rigidly who is and who isn’t a lesbian; a woman. It can damage and hurt people – and it can hurt communities, too.
‘And then no-one has good sex!’  
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8/3/08 03:18 pm - Chloe Sevigny pour opening ceremony.

 



Je veux tout.
Tout, tout, tout.
Et tout de suite.
;)
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8/3/08 02:56 pm - La cours de récréation.

Parfois il m'arrive de penser à cette époque glorieuse de ma vie où j'allais encore à l'école primaire et où j'étais traîtée comme de la merde.
Une fois j'étais allée à l'école avec une paire de "running shoes" à paillettes dans les pieds.
Un petit con (qui j'imagine avait encore la couche aux fesses) m'avait jeté par terre pour m'enlever mes chaussures. 
Après il les avaient balançées quelque part dans la cours de récréation, là où je ne pourrais pas les retrouver.
Et bien je les avaient retrouvées quand même.
Tant pis pour toi, petit con. 

Parfois aussi il m'arrive de penser à cette époque pas si lointaine de ma vie où j'allais à l'école secondaire et où j'étais aussi traîtée comme de la merde.
Enfin...J'exagère probablement un peu...J'avais des amis, ça oui. Et ce n'était pas l'école en entier qui me détestait. 
Mais j'étais quand même dans le groupe très prisé des "freaks". Dans le groupe de ceux qui ne "cadraient" pas. 
Le groupe des "rejects". 
Je n'étais pas dans la clique "cool". 
Ni même dans la clique des "rejects cool".
À bien y penser ils n'étaient pas cool du tout.
Ils étaient ennuyeux à mourrir et sans style. Sans panache, quoi. 

Maintenant je dirais que je me porte plutôt bien.
Je refuse catégoriquement de me positionner en victime.
J'ai du style.
J'ai du panache.
J'ai de la verve.

Il n'y a pas de petit con caché dans un coin de la cours de récréation qui veut me voler mes chaussures.

Je suis libre, merde.
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8/3/08 01:21 pm - Amanda Lepore par David Lachapelle.



J'adore cette photo.

8/3/08 01:16 pm - Comme ça.

 

Je commençe à travailler bientôt (et je n'ai pas vraiment l'intention de vous dire où exactement) et pour certaines raisons qui ne sont pas très claires dans ma tête j'angoisse.

Une partie de moi aimerais bien rester là, sous les draps, à l'abri du monde extérieur, à boire du café, écrire des blogs inutils sur ma petite personne et à faire comme si de rien n'était.

Comme si je n'avais pas encore 24 ans (bientôt 25) et que tout était encore possible (en fait tout est encore possible mais je trouvais que dit de cette façon ça ajoutait une touche dramatique intéréssante).

J'ai souvent l'impréssion qu'un jour ou l'autre je vais frapper un mur ce qui je crois n'est pas juste qu'une impréssion.

Demain dimanche et il y a de très fortes chances que je fasse comme si de rien n'était.

Il y a de très fortes chances pour que je reste sous les draps et que je boive beaucoup de café.

Et que j'écrive des blogs tout à fait inutils sur ma petite personne.

Je suis comme ça.

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8/3/08 01:16 pm - Horreur.

 

Hier, alors que j'étais dans le bus et que je m'emmerdais ferme et que j'étais sur le point de me lever et probablement de me mettre à danser aléatoirement je suis tombée sur un journal qui traînait sur le banc juste devant moi.

Alors parce que je suis une personne qui aime bien être modérément informée sur ce qui se passe dans ce monde passablement cinglé mais aussi inexplicablement beau je me suis donc plongée dans les articles du dit journal avec un intérêt distant, le même que si je m'étais mise à lire un numéro du magazine "men's health".

Après plusieurs articles d'un banal à donner mal au coeur (je n'ai rien à cirer du fils de Patrick Roy) je tombe sur cet article.

Celui qui parles de ce jeune homme qui s'est fait tranché la tête par un homme à lunettes noire.

Le tout s'est déroulé dans un bus voyageur.

22 il avait ce jeune homme.

Peut-être une copine.

Certainement une famille.

J'ai senti en moi une espèce de haine horrible et tranchante mélangée à une tristesse immense.

Comme un vide.

Un renonçement.

Si j'avais été dans ce bus, ça aurait pu être moi.

Ça aurait pu être moi qui aurais reçue plus d'une soixantaine de coups de couteau dans le coeur et m'avoir fait tranchée la tête devant le ragard horrifié des passagers du bus qui j'imagine étaient plutôt contents d'êtres à leur place c'est à dire dehors, après que le chauffeur de bus est fait évacué le bus en entier à l'exception du jeune homme et de l'homme à lunettes noire.

L'homme à lunettes noire et son couteau, couteau qu'il avait caché quelque part sur lui au moment où il était monté dans le bus.

En sortant du bus et en sentant l'air chaud et humide de ce début d'août je me suis sentis un peu plus vulnérable.

Et j'ai su qu'il c'était passé quelque chose.

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8/3/08 01:15 pm - Nunucheries.

 

Dehors il y a l'odeur du bois qui brûle et cette odeur me fait invariablement penser à l'amour ou plutôt au désir de vivre l'amour.

Je suis probablement une de ces personnes qui semblent être en amour avec l'amour aussi puérile que ça puisse paraître.

Alors voilà.

J'aime l'amour.

Et je suis térriblement puérile.

xxx

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8/3/08 01:14 pm - Acheter des trucs.

 

C'est certainement parce que je n'ai pas un rond que presque tous mes blogs ne parlent que d'acheter des trucs ou même encore de les voler.

Tant qu'à être dans le vif du sujet voici donc une petite liste (beaucoup trop simpliste en passant) de trucs que je meure (littéralement) d'envie d'acheter et ce le plus tôt possible, question de pouvoir recommençer à vivre ma vie plutôt que de ne penser qu'à acheter des trucs:

-Le bouquin "dear diary" de Lesley Arfin avec une intro de Chloe Sevigny (qui est l'incarnation du "cool", un point c'est tout).

-Le recueil de poésie de Nicole Blackman.

-Un veston perfecto (Je suis sûre que vous l'aviez vu venir celui-là).

-Une paire de "biker boots". Je suis tellement prévisible.

-De jolies implants mammaires en sillicone de première qualitée (je blague).

-Un petit livre tout plein d'illustrations de Rita Ackermann.

-Des idées?

ps-Inutile de me proposer un changement de sexe.

;)

8/3/08 01:13 pm - ...

 

Un jour j'ai aimée un garçon qui sentait la pâte à biscuit.

Puis l'été est arrivée et je me suis perdue dans la chaleur collante de juillet, traînant ma petite personne dans de drôles d'endroits où il y avait trop de bruit et des murs peints en rouge. 

Du sang dans mes chaussures.

Une piqure de vodka acidulée au fond de la gorge.

J'avais la chair triste, la chair interdite.

J'avais les mots absents, que mon corps qui dansait sur du David Bowie.

Période Ziggy Stardust.

Période "je suis un mec qui se maquille, un mec qui ne sait plus ce qu'est un mec ni ce qu'est une fille".

Et qui ne veut plus le savoir non plus.

Je l'aimais bien, lui.

Lui et son maquillage et son androgynie extraterrestre.

Et puis.

Et puis je dansais, encore et encore.

Mes cheveux, mes vêtements.

Il n'y avait plus que ça.

Mon image. (Narcisse n'est pas loin)

Moi. (Ça y est. Il est ici)

Je crois maintenant que je devrais arrêter ici, parce qu'il n'y a plus rien à dire.

ps-Bien que je ne prenne aucune drogue (le café ne compte pas comme une drogue,non?) et que je n'ai aucunement l'intention de le faire prochainement je pourrais comprendre que vous puissiez penser le contraire.

8/3/08 01:11 pm - ???.

Petite réflexion à moi-même:

Je me rends compte que mon blog est d'une certaine façon une sorte de "sexe à New-York" mais pas de sexe et pas de New-York.
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